Qui est responsable de l’amour porté pour le travail?


La faute : 
· aux idéaux bourgeois et chrétiens (imposés par la révolution de 1789,
· aux droits de l’homme  qui ne sont que les droits de l’exploitation capitaliste,
· aux propriétaires, et plus généralement  au capitalisme.

RAPPEL: 
Dans la Grèce et la Rome antiques, l’activité productive à laquelle l’homme est astreint pour satisfaire ses besoins matériels et sa survie n’est guère valorisée. Les esclaves pourvoient aux tâches serviles pour que les hommes libres puissent se consacrer à ce qui est proprement humain : l’art, la philosophie, la politique… Une conception que l’on retrouve dans l’opposition que font les Romains entre otium et labor : l’otium est le loisir dans lequel l’homme s’épanouit, le travail est une servitude.

On travaille trop !

Il faudra bien des siècles pour renverser cette échelle de valeurs et faire du travail non plus seulement une nécessité mais une valeur. Un renversement que le christianisme seul ne suffit pas à expliquer même s’il le prépare (encadré p. 33). En réalité, ce n’est qu’à la fin du Moyen Âge que la valorisation du travail prend véritablement son essor. Peu à peu, au fil des siècles, l’otium devient synonyme de paresse et le travail une valeur centrale. 

L’économie politique au xviiie siècle, Adam Smith (et sa manufacture d'épingles) au premier chef, perçoit le travail comme le principal facteur de création de richesse et le centre de la vie sociale. Le xixe siècle va plus loin encore en en faisant l’essence même de l’homme. 

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